A propos de Castillon

Situé à l’extrémité Sud-Ouest du canton de L’Isle-Jourdain, Castillon-Savès domine la vallée de la Save en rive gauche.

 

Les seigneurs du Cogotois furent maîtres de ce lieu pendant 600 ans. Au Moyen-Age se forma un « petit pays » entre Samatan et L’Isle-Jourdain : le Cogotois, habité en partie par des « marginaux », les « Cougots ». Son premier seigneur s’installa à Castillon vers la fin du XIème siècle dans un château féodal. Les ruines de son donjon carré roman à l’ouest du village, en son encore le témoignage. A l’origine le Cogotois s’étendait approximativement sur les territoires actuels des communes de Clermont-Savès, Marestaing, Monferran-Savès, Labastide-Savès et Auradé.

 

Quatre familles nobles parentes se succédèrent de 1200 à 1791. La première, les Maretsang s’imposant pendant 300 ans de 1200 à 1499. En 1342 le roi de France attribua à cette famille le titre de vicomte de Cogotois, et en 1470 Géraud de Marestang fut armé chevalier par Louis XI. De par sa sagesse il fut l’un des curateurs de son suzerain Charles d’Armagnac devenu fou en 1490.

 

Sans postérité c’est un neveu, d’Astarac Fontrailles qui présida en 1499 à la destinée du Cogotois. De famille riche, puissante et protestante, les maîtres des lieux se firent remarquer par leur brutalité durant les guerres de religion. Michel d’Astarac Fontrailles fut nommé en 1576 sénéchal de L’Isle-Jourdain par Henri de Navarre, son fils Benjamin gouverneur d’Auch vers 1610, et son petit-fils Louis sénéchal de Fezensac et d’Armagnac vers 1650. Ce dernier laissa en 1677 sont titre de marquis et ses biens à Jean-Paul de Rochechouart qui, treize ans plus tard céda le Cogotois à Jean Emery de Preissac d’Esclignac issu d’une famille de valeureux militaires. Celui-ci a servi dans la compagnie des mousquetaires et fut dangereusement blessé à la bataille de Maëstricht en 1677 au cours de laquelle D’Artagnan fut tué. Sa fille Catherine épousa en 1714 au château de Castillon, Alexandre de Percin de Montguillard de la Valette fils de son voisin le châtelain de Caumont. Sa petite-fille Françoise-Madeleine née à Castillon se maria aussi au château de Castillon en 1744 avec Arnaud de Gontaud-Biron marquis de Saint-Blancard.

 

Enfin son arrière-petite-fille Marie de Gontaud Biron se maria elle aussi à la chapelle du château en 1766 avec Philippe Maurice de Vissec marquis de Ganges (Hérault) en présence notamment de Megret d’Entigny, intendant de la Généralité d’Auch. Henri de Preissac d’Esclignac, dernier vicomte du Cogotois, se maria en 1787 avec Marie-Elisabeth-Xavière de Saxe petite fille du roi de Pologne et nièce de Louis XVI, ce qui leur valut d’accéder au rang suprême de duc, de duchesse et de Grands d’Espagne. Certains vicomtes et membres de leur famille furent enterrés dans leur tombeau à l’emplacement de l’église actuelle de Castillon. Le duc d’Esclignac dut émigrer en 1791 au plus fort de la tourmente révolutionnaire : il était le plus riche propriétaire de la Généralité d’Auch à la veille de la Révolution. Le château fut en partie incendié par ses sujets en 1793. En 1795 une garnison de cent hommes y séjourna pour faire régner la loi républicaine dans la région de la Save peu imprégnée par l’esprit révolutionnaire. Durant plusieurs années, les ruines servirent aux Castillonnais pour construire ou augmenter leurs habitations à peu de frais. C’est ainsi qu’il ne resta plus que des soubassements voûtés sur lesquels un Monferranais, Antoine Lacroix, éleva dès 1827 une maison bourgeoise du style « Restauration Toulousaine » inventoriée et encore dénommée « Château de Castillon ».

 

Source : Communes du département du Gers, arrondissement d’Auch – Société Archéologique et Historique du Gers.

Le Blason

C’est un écartelé divisant l’écu en quatres quartiers, portant au coeur une croix.

Il rappelle les premiers et les derniers possesseurs de l’ancien “castrum” de Castillon-Savès et de la Vicomté du Cogotois en adoptant les armoiries des Preissac de Marestang, y est adjoint au centre un écusson frappé de la croix de TOULOUSE. 

En Novembre 1998 sur proposition du Groupe Archéologique et Historique de l’Isle Jourdain, un blason fut adopté. Il rappelle 800 ans d’histoire du Cogotois et permet de pérenniser le passé des Seigneurs résidants sur le site du village.

 

FIGURES

Un lion (signe du courage) “d’argent au lion de sable , couronné, armé et lampassé de gueules. 

Une épée, arme offensive d’un chevalier. Le paummeau portait les armoiries, elle servait en guise de cachet ou de sceau.

 

PIECES HONORABLES

Quatre bandes horizontales pièces honorables quatre fasces ( Terme de blason Pièce honorable qui coupe l’écu horizontalement par le milieu, et qui en occupe le tiers). 

Une bande verticale (pièce honorable à pal – c-à-d qui ont une largeur égale au tiers de l’écu et s’étendent jusqu’au bord de l’écu). 

Un lion d‘or à la bordure d’azur chargé d’un lion de gueules armé et lampassé d’azur tenant une épée en pal (au milieu) aussi d’azur.

 

METAUX – EMAUX

  • Or / Jaune = Intelligence
  • Argent / Blanc = Pureté – sagesse
  • Gueules / Rouge = Désir de servir la patrie
  • Azur / Bleu = Fidélité – persévérence
  • Sable / Noir = Tristesse

Au coeur l’ECUSSON

Il est frappé de la croix de Toulouse, qui est aussi celle de l’Isle-Jourdain ; elle rappelle que Castillon-Savès dépendait aussi à l’origine des Comtes de Toulouse et maintenant du canton de l’Isle-Jourdain.